Lexique

Voici un lexique des principaux termes utilisés dans le monde des cryptomonnaies, classés par ordre alphabétique:

Altcoin
Une altcoin est simplement une autre coin que la bitcoin. Le terme est abrégé régulièrement en « alts ». Le nom tombera peut-être en désuétude si la bitcoin perd sa place de reine des cryptomonnaies.
Bloc
Dans le monde de la blockchain, un bloc est un ensemble de transactions (plusieurs milliers), ou pour être précis de transactions id, qui sont regroupées avec d’autres informations suivant des règles très précises et ajoutées aux blocs précédents, formant ainsi une chaine de blocs, ou blockchain (cf. image ci-dessous).

Source: Wikipedia
Blockchain
La blockchain est un registre d’informations public et décentralisé qui est au coeur du fonctionnement des cryptomonnaies. Techniquement, c’est une grande base de données qui se présente sous la forme d’un livre de comptes numérique partagé et inaltérable qui contient des informations et est mis à jour constamment en fonction d’un protocole initial propre à chaque blockchain. Dans le cas d’une cryptomonnaie, toutes les transactions effectuées avec celle-ci sont enregistrées dans sa blockchain, qui est disponible pour tous à tout moment (sauf rares exceptions). Elle est en effet stockée sur des ordinateurs partout dans le monde, ce qui évite qu’il y ait un serveur central qui puisse être piraté. Une blockchain peut également stocker d’autres données comme des informations sur des événements qui se seraient produits ou non pour alimenter des contrats intelligents par exemple.
Burn
« Burn » est un verbe anglais qui signifie « brûler ». Dans le monde des cryptomonnaies, ce terme est employé pour désigner le fait pour un émetteur de coins de détruire lui-même un certain nombre de celles-ci afin de faire baisser le nombre de coins en circulation, ce qui augmente en principe mécaniquement la valeur de celles qui restent.
Coin
Une coin (du terme anglais qui veut dire pièce de monnaie) est une monnaie cryptographique, ou cryptomonnaie. On voit aussi parfois le terme « Token », qui est légèrement différent (voir entrée correspondante). Dans ce livre, le terme « coin » désigne toutes les cryptomonnaies, qu’elles soient des coins ou des tokens. Il est important de noter que toute cryptomonnaie est toujours liée à une plateforme ou un système qui porte un nom parfois différent et où cette cryptomonnaie sert de moyen de paiement. Par exemple, la bitcoin est une cryptomonnaie et le Bitcoin un système de paiement. L’Ethereum (ou EVM, Ethereum Virtual Machine) est une plateforme de développement d’applications et de contrats intelligents, l’Ether (ETH) est sa monnaie. Idem avec Tron (plateforme) et Tronix (monnaie).
Consensus
Le consensus n’est bien entendu pas un terme propre aux cryptomonnaies, mais il convient de préciser sa signification car c’est un élément fondamental de leur fonctionnement. Le consensus est un accord d’un groupe de personnes sur ce qui s’est passé, en d’autres termes sur la réalité perçue par ce groupe. Dans les cryptomonnaies, la réalité ce sont les transactions (qu’est ce qui s’est passé?), le solde des comptes (qui possède quoi?) et éventuellement d’autres types de données. A chaque seconde a lieu un certain nombre de transactions pour une monnaie donnée qui sont déversées dans le réseau et captées par les nodes et mineurs. Chaque mineur regroupe et vérifie ces transactions pour former des blocs. Les transactions en tant que telles sont les mêmes pour tous les mineurs, qui n’ont ni le temps ni intérêt à les déformer à leur avantage, sans quoi ils seraient exclus rapidement du réseau. Mais chaque mineur regroupe des transactions différentes dans son bloc. Un algorithme propre à chaque blockchain baptisé Proof of (voir entrée correspondante et chapitre dans la partie 2) permet de déterminer quel mineur aura « raison », donc quel bloc sera ajouté à la blockchain et ainsi quel sera le consensus. Une blockchain peut donc être vu comme un système décentralisé d’établissement d’un consensus.
Contrat intelligent
Un contrat intelligent est un protocole informatique qui peut-être exécuté automatiquement ou presque via des outils numériques, notamment la blockchain. Les clauses du contrat prévoient que certains événements se produisent à une date particulière si telle ou telle condition est réunie. Les outils numériques permettent de vérifier en temps réel si les conditions du contrat sont respectées et si l’heure est venue pour qu’un événement en particulier se produise.
Cryptographie
La cryptographie est une technique basée sur des caractères (chiffres, lettres…) permettant de protéger des messages en les rendant inintelligibles (chiffrant) pour celui qui ne possède pas la clé de déchiffrement. Le mot cryptographie vient des mots en grec ancien kruptos (caché) et graphein (écrire). En cryptographie classique, ou symétrique, le chiffrement est la transformation par le biais d’une clé d’un message compréhensible (un « texte clair ») en message incompréhensible (un « texte chiffré ») pour celui qui ne possède pas la clé de déchiffrement. Les algorithmes de chiffrement symétrique se fondent sur une même clé pour chiffrer et déchiffrer un message. L’un des problèmes de cette technique est que la clé, qui doit rester totalement confidentielle, doit être transmise au correspondant de façon sûre.
Cryptographie asymétrique
C’est pour cela que la cryptographie asymétrique a vu le jour à la fin du XXème siècle. En cryptographie asymétrique, chacun a sa clé, ce qui évite de devoir envoyer de manière confidentielle la clé de déchiffrement à son correspondant. C’est cette cryptographie asymétrique qui est utilisée par toutes les cryptomonnaies. L’idée de la cryptographie asymétrique est qu’il est facile de chiffrer un message et très difficile de le déchiffrer sans la clé: aller dans un sens est facile et dans l’autre quasiment impossible. Les fonctions à sens unique caractéristiques de la cryptographie asymétrique sont en effet des fonctions mathématiques telles qu’une fois appliquées à un message, il est extrêmement difficile de retrouver le message original.

La cryptographie asymétrique est basée sur la distinction données publiques/privées et sur deux clés: la clé publique, qui permet de chiffrer (rendre le message inintelligible) et qui peut-être mise à disposition de tous, et la clé privée, qui permet de déchiffrer et qui doit rester absolument secrète. C’est exactement ce système de public key/private key qui est utilisé dans les cryptomonnaies. Les deux avantages majeurs de ce système sont l’assurance de la confidentialité du message par l’utilisation de la clé publique pour chiffrer et la clé privée pour déchiffrer celui-ci, et celle de l’authenticité de l’expéditeur, qui utilise la clé publique du destinataire pour coder un message que seul le destinataire pourra décoder car lui seul possède la clé privée correspondant à sa clé publique. La cryptographie asymétrique est déjà utilisée depuis longtemps par les banques et internet pour coder des messages, par exemple des mots de passe.


Source: Wikipedia
Difficulty target
Dans le système « Proof of work », le difficulty target, ou niveau de difficulté, est une condition imposée aux mineurs pour que le bloc qu’ils proposent soit accepté et qu’ils touchent ainsi la récompense. Techniquement, c’est une condition imposée à l’empreinte d’un bloc de transactions issue d’une fonction de hachage pour que celui-ci soit accepté. Ce niveau de difficulté varie au cours du temps pour que la fréquence de création des blocs soit conforme à celle indiquée dans le protocole de la cryptomonnaie (toutes les dix minutes pour la bitcoin par exemple). Plus le niveau de difficulté est élevé, plus les mineurs doivent « travailler » pour le satisfaire, valider un nouveau bloc et toucher la récompense correspondante. Plus il y a de mineurs, plus la difficulté doit être réhaussée pour que la fréquence de création de blocs reste constante, comme c’est le cas notamment de la bitcoin où le niveau de difficulté est ajusté (réhaussé) tous les 2016 blocs, soit environ deux semaines. Chez la bitcoin, le niveau de difficulté est le nombre de zéros par lequel doit commencer l’empreinte du bloc après son passage dans la fonction de hachage. Il est actuellement de 19 zéros, comme dans l’empreinte suivante: 0000000000000000000eb3f3245e0ad7fa2b6dacc3b6629e75a6d4f7d1020fa7.
Exchange
Un exchange, ou place de marché, est un site permettant de vendre, acheter, envoyer, recevoir et stocker des cryptomonnaies. Les trois dernières fonctions correspondent au service de wallet (exchange wallet) proposé par tous les exchanges. Il existe des milliers (actuellement environ 8000) de plateformes d’échanges de cryptomonnaies plus ou moins grandes, sécurisées et spécialisées sur certaines monnaies. Chaque plateforme se rémunère en prélevant des frais généralement peu élevés (presque toujours en dessous de 1%) sur chaque opération (sauf le stockage de monnaie, qui est gratuit).
Faucet
Un faucet, robinet en anglais, est un site ou la partie d’un site où vous pouvez en exécutant une fonction très simple (généralement cliquer sur un bouton) vous voir attribuer gratuitement des parties infinitésimales de coins, des satoshis généralement.
Fiat
Le terme Fiat n’a ici rien à voir avec le constructeur automobile italien mais a des origines latines. Une monnaie fiat est une monnaie émise par un Etat (livre sterling, yen japonais, won coréen etc.) ou un groupe d’Etat (dans le cas de l’euro). C’est la monnaie que vous connaissez, appelée aussi devise lorsqu’elle a une certaine envergure. Il existe par ailleurs des monnaies locales, comme l’Eusko du pays basque, et les cryptomonnaies, soit trois grands types de monnaies.
Fork
Un fork (bifurcation en français) est un événement qui se produit au sein d’une cryptomonnaie quand le consensus de la communauté qui participe à cette blockchain (les mineurs notamment) est rompu car une partie de cette communauté voudrait mettre en place des changements du protocole qui régit la blockchain et que l’autre partie refuse ces modifications. Un fork est nécessaire dès lors qu’un changement du code de la blockchain est souhaité par une partie non négligeable de la communauté qui y participe afin que ces modifications puissent être appliquées, par exemple un renforcement de la sécurité, une augmentation de la taille des blocs ou un changement du nombre de coins émises par bloc ou au total.

Il existe deux types de forks:
– un soft fork est une simple mise à jour de la blockchain et n’entraine pas de scission
– un hard fork est la mise en place de changements importants dans la blockchain non voulus par la totalité de la communauté et donne lieu à la scission de la blockchain en deux blockchains distinctes. Un hard fork donne lieu à la création d’une nouvelle monnaie, comme ce fut plusieurs fois le cas pour la bitcoin en 2017 (bitcoin gold, bitcoin diamond etc.).

FUD
Fear, uncertainty and doubt (peur, incertitude et doute): désigne toute annonce ou coin dont la valeur ou la véracité est douteuse.
Hash
Le hash (terme anglais) peut-être traduit en français par somme de contrôle ou empreinte. L’empreinte est le résultat de l’application d’un logiciel de chiffrement à un message donné. Par exemple, si j’applique un logiciel imaginaire de chiffrement aux formules «Enfin arrivés!» suivies de nombres aléatoires, j’obtiens les hashes (empreintes) à droite de la flèche qui sont une série de lettres et chiffres inintelligibles:
« Enfin arrivés!0 » –> fccf1e4301d96cb5e0b0e864d697fd758ce99229fcd81c1p79
« Enfin arrivés!1 » –> fbdf2992485b6b44ead19e46f844fdb2bfd18422231f07brt5
« Enfin arrivés!2 » –> 032c6620c84fff9e8789301406618e976e16ebcd436fa44gb8
« Enfin arrivés!55789 » –> 0f09989c6bc6998c34445005f54b3b499cbe04a285b2535p7
« Enfin arrivés!55790 » –> 820445277906da97a0ef8c12c3ee9a1c064e443e671e6349ed
« Enfin arrivés!55791 » –> a311eb52253875e767c97212a6f30bccc3c32f573387bdc62d
Hash rate
Le hash rate est le nombre de fois qu’un ordinateur, un mineur ou une ferme donnée peut faire tourner un logiciel de cryptographie et obtenir une empreinte par seconde. L’unité de compte est le H/s (hashes/seconde); dans le cas de la bitcoin on en est au GH/s (milliard de hashes par seconde). Un TH/s représente 1000 milliards de hashes par seconde, un PH/s mille fois plus.

Source: Genesis mining
ICO
Une ICO (initial coin offering) est une introduction en bourse version cryptomonnaies. Au lieu d’émettre des actions sur le marché primaire d’un pays donné, de s’acquitter des lourds couts et de satisfaire aux exigences réglementaires d’une IPO (Initial public offering), une entreprise émet une nouvelle cryptomonnaie généralement basée sur ETH (mais cela peut aussi être NEO, NEM, XCP…) sur un exchange qu’elle crée elle-même, avec le but d’être cotée sur des exchanges indépendants dans un futur proche si l’ICO n’est pas une arnaque. L’idée est d’amasser des cryptomonnaies qui sont sures et ont de la valeur, la bitcoin et l’ether notamment, pour financer la start up derrière l’ICO en échange de cette nouvelle monnaie qui semble promise à un si bel avenir mais ne vaut a priori rien au départ… N’importe qui sachant programmer et communiquer peut se livrer à une telle opération, qui est un formidable outil de financement pour les start ups mais aussi les escrocs.
Lending
Lending, de l’anglais prêter, est une forme d’investissement passif qui consiste à confier vos cryptomonnaies à un site qui va vous donner un certain pourcentage du montant investi tous les jours, comme lorsque vous placez votre argent sur un Livret A. À la différence près que vous n’obtenez pas un pour cent par an mais par jour en moyenne, et que votre argent est bien plus difficile à débloquer que si vous l’aviez mis sur un Livret A. Le lending est une des formes que prennent les pyramides de Ponzi dans les cryptomonnaies, à l’image de feu Bitconnect ou feu Davorcoin, la coin d’avant (les germanistes comprendront).
Mineable
Mineable veut dire «qui peut-être miné». Environ 30% des cryptomonnaies peuvent être minées, c’est à dire que la participation à leur blockchain est fondée sur une « Proof of work ». Pour participer à une blockchain mineable et toucher une récompense, vous (enfin, votre ordinateur) devez agréger des transactions en blocs, les vérifier, les faire passer par l’algorithme de chiffrement et relever un certain défi le premier. Si une monnaie n’est pas «mineable», cela veut dire que la participation à sa blockchain est fondée sur un autre algorithme « Proof of » que « Proof of work », ou qu’elle utilise un autre procédé pour confirmer les transactions, comme le Tangle de IOTA, ou que toutes ses coins ou tokens ont déjà été créés, comme Ripple, ou que c’est un token.
Mineur
Un mineur (miner en anglais) est une personne ou une entreprise qui fait du mining ou « mine » des cryptomonnaies, c’est-à-dire qu’elle détermine le consensus à un moment donné suivant des règles très précises (Proof of) et touche pour cela des récompenses numéraires.
Mining
Le mining, ou le fait de miner en français, est l’opération qui consiste à participer à la continuation d’une blockchain dont la participation est fondée sur une « Proof of work » en y ajoutant des blocs de transactions selon des conditions spécifiées dans le protocole initial de la cryptomonnaie. Le but du mining est de perpétuer le système et d’aboutir à un consensus, car il ne peut exister qu’une « vérité » et donc qu’une blockchain.
Nœuds
Dans un système peer to peer (pair à pair), les nœuds (nodes en anglais) sont simplement des ordinateurs reliés à d’autres qui font partie du réseau, donc des unités de calcul actives qui reçoivent, traitent, transmettent et envoient des données aux autres nœuds. Les architectures réseau des cryptomonnaies sont basées sur des (nombreux) nœuds.

Dans le système « Proof of stake », un masternode est un ordinateur appartenant à un utilisateur qui détient un nombre significatif de coins (précisé par l’émetteur de la coin), ce qui lui permet de prétendre à la validation de blocs et donc à l’attribution de récompenses numéraires.

Nonce
En cryptographie, un nonce est un nombre aléatoire destiné à être utilisé une seule fois adossé à une série de chiffres et de lettres non modifiables pour obtenir une nouvelle empreinte dans les fonctions de hachage cryptographiques. Dans l’exemple ci-dessous, le nonce est le nombre rouge ajouté à « Enfin arrivés! » qui permet d’obtenir des empreintes différentes à chaque fois:
« Enfin arrivés!0 » –> fccf1e4301d96cb5e0b0e864d697fd758ce99229fcd81c12d4
« Enfin arrivés!1 » –> fbdf2992485b6b44ead19e46f844fdb2bfd18422231f07b9ab
« Enfin arrivés!2 » –> 032c6620c84fff9e8789301406618e976e16ebcd436fa441dc
« Enfin arrivés!55789 » –> 0f09989c6bc6998c34445005f54b3b499cbe04a285b2535d58
« Enfin arrivés!55790 » –> 820445277906da97a0ef8c12c3ee9a1c064e443e671e6349ed
« Enfin arrivés!55791 » –> a311eb52253875e767c97212a6f30bccc3c32f573387bdc62d
Peer to peer
On dit d’un réseau informatique qu’il est peer to peer (pair à pair) quand chaque client est aussi un serveur, c’est à dire qu’il peut proposer tous les services d’un serveur central, à savoir le stockage et le traitement de données, l’attribution de taches, la communication d’informations et de données. Client et serveur sont des ordinateurs; les ordinateurs membres d’un réseau peer to peer peuvent être qualifiés de pairs, nœuds ou simplement utilisateurs. Les pairs peuvent donc envoyer des requêtes au réseau, car ce sont des clients, mais aussi effectuer ou attribuer des taches, stocker ou traiter des données, communiquer informations ou données, car ce sont aussi des serveurs. Un système peer to peer n’est pas forcément décentralisé, mais il l’est pour presque toutes les cryptomonnaies. Il permet par exemple de mettre en place un partage de fichiers comme dans le cas de Bittorrent ou un calcul distribué dans le cas des cryptomonnaies. Il donne aussi un avantage conséquent en terme de sécurité, car les fonctions et données primordiales du réseau ne sont pas concentrées sur un serveur central mais réparties sur tous les nœuds du réseau, si bien que seule l’interruption d’internet pourrait rendre le réseau inopérant. Dans le cas des cryptomonnaies, cette interruption d’internet (par un gouvernement) est prise au sérieux, si bien que certains songent à lancer des satellites qui permettront aux réseaux peer to peer des cryptomonnaies de continuer à fonctionner quoi qu’il arrive.
PIHR
Une PIHR est une plateforme d’investissement à haut rendement, HYIP en anglais (high yield investment platform). Etant données la forte augmentation de la valeur des monnaies et l’absence de régulation dans ce domaine, les PIHR de cryptomonnaies se sont multipliées et promettent des retours sur investissement faramineux (jusqu’à 15% par jour) pour qui voudrait tenter l’aventure. Ces PIHR sont malheureusement toujours des pyramides de Ponzi qui s’effondrent plus ou moins rapidement, engloutissant l’épargne de leurs investisseurs.
Proof of... (Po)
Le Proof of… (Po, « preuve de » en anglais) est l’algorithme de création de consensus d’une blockchain. Le Proof of fixe les règles permettant de déterminer comment est déterminé le consensus d’une chaine donnée et qui va déterminer ce consensus. Comme une récompense sous forme de coins est attribué à celui qui détermine le consensus, l’algorithme Po d’une blockchain est un élément très important de son fonctionnement. Comme il est par ailleurs techniquement facile de former des blocs de transaction mais qu’il ne peut y avoir qu’une vérité, donc qu’une blockchain, il faut un système permettant de départager les mineurs et d’attribuer la validation de chaque bloc à l’un d’entre eux suivant des critères très précis: c’est la fonction du Po.
Public address/Private key
En cryptographie asyetrique, la public key est ce qui vous permet de chiffrer un message et la private key ce qui vous permet de le déchiffrer. Les deux forment un couple: une public key est générée à partir d’une private key facilement; trouver une private key à partir d’une public key est en revanche pratiquement impossible. La public key peut donc être distribuée largement, car elle ne permet pas de trouver la private key, mais de chiffrer un message que seul le possesseur de la private key qui correspond à la public key pourra déchiffrer.

Ce principe public key/private key est au coeur du fonctionnement des cryptomonnaies. On parle de public address (une suite de chiffres et de lettres qui correspond à un numéro de compte en banque et peut-être distribuée sans risque au monde entier) et de private key (une autre suite plus longues de chiffres et de lettres). Là aussi, il est très facile de générer des public addresses à partir d’une private key et pratiquement impossible de trouver une private key à partir d’une public address (c’est le principe de la cryptographie asymétrique).

Satcoin
Les satcoins sont des coins qui valent quelques satoshis (moins de cent), ce qui est le cas de beaucoup de nouvelles coins. C’est l’équivalent des penny stocks sur les marchés financiers classiques.
Satoshi
Le satoshi est l’unité de compte de bitcoin la plus petite, à savoir un cent millionième de bitcoin, ou 0,00000001 BTC. Les fractions des autres monnaies portent également des noms qui leur sont propres, comme le wei de l’Ether, ou pas, comme la mRDD ou la µRDD.
SegWit
Segwit est un update (soft fork) appliquée en aout 2017 à la blockchain de la bitcoin et ensuite à celles d’autres monnaies telles que Litecoin, Digibyte ou Vertcoin qui signifie « segregated witness », « témoin ségrégué » en traduction littérale. Le but de Segwit est d’augmenter la vitesse des transactions en diminuant la taille des transcations id (Tx-ID) et en abandonnant une petite part de sécurité. Ce système contourne le fait que la taille des blocs ne peut pas être augmentée en changeant la manière de comptabiliser l’espace d’octets à unités, ce tour de passe passe faisant gonfler la taille maximum d’un bloc de 1 à 1,8 Mo.

Les données de chaque transaction sont séparées en deux parties: les informations sur le donneur, le receveur et la transaction d’une part (public addresses et nombre de coins transmises), qui ne sont pas modifiées par Segwit, et la nouvelle structure « witness » (témoin) qui contient les scripts et signatures de validation, qui est séparée de la première partie et prend quatre fois moins de place que dans le système pré Segwit. Les signatures sont séparées de leur transaction et mises bout à bout ensemble à la fin des séries de chiffres et de lettres constituées par les mineurs pour former des blocs. En sortant la signature de la Tx-ID, Segwit rend par ailleurs cette dernière impossible à modifier.

Signature numérique
La signature numérique, ou électronique, est un procédé permettant de garantir l’intégrité d’un document électronique et d’en authentifier l’auteur. La plupart recourent à la cryptographie asymétrique, notamment dans le cas des cryptomonnaies bien entendu. Un tel procédé doit permettre d’identifier la personne ou l’organisme qui a apposé sa signature et de garantir que le document n’a pas été altéré entre le moment où la personne ou l’organisme appose sa signature et celui où le lecteur le consulte. Ce procédé est constamment utilisé dans les systèmes de cryptomonnaies pour valider les transactions: la signature numérique, qui varie suivant chaque monnaie, permet à l’émetteur d’une requête de montrer qu’il est bien le détenteur de la private key de la public address qu’il utilise sans devoir dévoiler la première, ce qui enlèverait tout intérêt au système. La signature numérique permet donc par l’utilisation de la private key de l’émetteur de valider son identité et, de par le fait que le moindre changement des données de la transaction modifierait complètement la signature électronique, de garantir que la transaction n’a pas été modifiée lors de son court passage sur le réseau.
Token
Vous verrez souvent les termes « coins » et « tokens » sur les sites anglosaxons traitant des cryptomonnaies. Il y a une légère différence entre les termes, qui sont cependant assez souvent intervertis. Un token est une cryptomonnaie qui n’a pas ou pas encore sa propre blockchain. Un token est créé généralement sur la blockchain de l’ETH, mais cela peut-être aussi sur celle de Next, Omni, Counterparty ou encore Neo. Une coin est une cryptomonnaie qui a sa propre blockchain et donc un algorithme Po… pour aboutir au consensus. Dans ce livre, le terme « coin » désigne toutes les cryptomonnaies, coins (BTC, ETH et.) et tokens (TRX, PAY etc.).
Vaporware
Vaporware, néologisme anglais signifiant littéralement marchandise faite de vapeur (d’eau), désigne des cryptomonnaies qui n’ont pas de vrai projet et devraient donc ne rien valoir. Shitcoin et arnaque (scam en anglais) sont des termes équivalents. Exemples: Veritaseum, Paccoin, Fucktoken, Dimoincoin…
Wallet
Un wallet est une application ou un périphérique qui gère vos private keys et donc vos cryptomonnaies. Wallet veut dire « portefeuille » en anglais. On distingue quatre types de wallets:
– paper wallet: vous notez votre private key sur papier, à l’ancienne
– hardware wallet: un périphérique qui peut ressembler à une clé USB ou une petite tablette qui gère votre private key
– desktop wallet: une application sur votre PC, laptop, tablette et/ou smartphone qui gère votre private key
– exchange wallet: un wallet géré par un exchange, qui s’occupe de tout.

Les wallets électroniques offrent plusieurs fonctions: afficher le solde de vos coins, créer des public keys et private keys, envoyer et recevoir des coins.

Whale
Un « whale » (baleine en anglais) est une personne ayant investi beaucoup d’argent (en principe au delà d’une bitcoin) dans une PIHR (lending, mining ou trading).